bio-1970-1989

1970.- À Paris, Paco fait la connaissance de Pablo Neruda qui entend pour la première fois ses poèmes chantés. “Tu dois chanter mes poèmes, ta voix est faite pour chanter ma poésie ...” lui dit le poète.

Il organise aussi à Paris la “Semaine de la Chanson Ibérique”, où il invite les auteurs interprètes les plus représentatifs de la Péninsule. Brassens assiste au premier et au dernier concert. Cette même année, “La Chanson Ibérique” voyage dans différentes villes espagnoles.

1971/74.- Trois jours de concerts au Palais des Sports de Paris. Le bâtiment de la Porte de Versailles est plein à craquer. Philippe Petit ouvre le spectacle. À quinze mètres de hauteur et sur un câble, il traverse les soixante mètres qui le séparent de la scène. François Rabbath accompagne Paco à la contrebasse.

Le gouvernement espagnol inscrit alors le nom de Paco Ibáñez sur la longue liste des censurés, on lui interdit de se produire sur le territoire espagnol.

Étant données les difficultés pour continuer à vivre à Barcelone, il décide de retourner à Paris d’où il voyage à travers le monde entier, en particulier dans les pays d’Amérique latine où il est accueilli chaleureusement lors de ses concerts : Argentine, Uruguay, Colombie, Pérou, Mexique, Venezuela et Chili. Au Chili, invité par Salvador Allende, il chante dans le stade de Santiago rempli d’une jeunesse pleine d’illusions deux mois avant le coup d’État de Pinochet.

1975/87.- Après la mort du dictateur espagnol, la censure sur sa musique est levée, mais il préfère rester encore à Paris. Pendant ces années, il est invité à participer à des concerts organisés en Espagne. Paco refuse car il déteste le jeu des hommes politiques qui présentent les artistes dans leurs meetings comme les héros de la résistance, “les tigres, les éléphants ou les singes d’un cirque.”

À Paris, durant trois semaines, il joue au célèbre Théâtre Bobino. Les marionnettes de José M a Gorrís accompagnent les spectateurs. Il compose de la musique pour théâtre : “Yerma” et “La zapatera prodigiosa”, de Federico García Lorca et ses disques sont publiés régulièrement (“Canta a Pablo Neruda”, “A flor de Tiempo”, “Canta a Brassens”).

À Paris, son atelier Molière devient le centre de réunion d’artistes et d’intellectuels, à l’image de ce qu’avait été la maison de ses parents dans les années soixante.

Jack Lang, ministre de la culture du gouvernement de Mitterrand, lui octroie la Médaille des Arts et des Lettres en 1983. Il ne l’accepte pas : “Un artiste doit être libre dans les idées qu’il essaie de défendre. À la première concession, on perd une part de sa liberté. La seule autorité que je reconnaisse, c’est celle du public et le plus beau prix, ce sont les applaudissements que l’on emporte à la maison.”

En 1987 Jack Lang lui octroie pour la deuxième fois la Médaille des Arts et des Lettres. Il la refuse à nouveau.

Entre les deux médailles, il présente, à Paris et à Madrid, son projet la Carpa (un forum destiné à concilier toutes les disciplines artistiques). Il participe à un hommage à García Lorca en Israël où il jouera pendant un mois. Il collabore à divers galas de solidarité comme le concert pour les “Mères de la Place de Mai” à Buenos Aires.

1988.-  Cinq jours de concerts à l’Olympia avec le Cuarteto Cedrón. La même année, il joue durant une semaine au Théâtre Alcala de Madrid.

Les années 80 se terminent sur quelques concerts avec des artistes amis : Léo Ferré, Atahualpa Yupanqui, Mercedes Sosa.

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